opolyx dans votre langue, vraiment cette fois
Le site paraît en 12 langues depuis des mois — et à une douzaine d'endroits il répondait encore en anglais. Les noms des modes, les titres des pages et l'image que vous partagez après une partie sont désormais écrits dans la langue que vous lisez.

En clair
Être traduit n'est pas la même chose qu'être lisible, et opolyx ratait discrètement cette différence. Vous pouviez passer le site en chinois et devoir quand même choisir entre des cartes intitulées « Blitz » et « Classic » — en caractères latins, juste à côté d'un filtre qui nommait ces mêmes modes en chinois, sur le même écran. Neuf langues sur dix en avaient une version.
Les 4 modes sont désormais nommés dans votre langue partout où ils apparaissent : sur les cartes que vous choisissez en créant une salle, sur les badges de la liste du hall, dans l'historique de parties de votre profil — et sur l'image publiée quand vous partagez une partie terminée.

Les pages de texte ont suivi. Le règlement et le guide décrivent maintenant chaque mode dans chaque langue, au lieu de décrire les anciens et de vous laisser deviner le plus récent. Des dizaines de titres de page écrits dans la mauvaise langue — une page portugaise se présentant en anglais, une indonésienne en espagnol — correspondent enfin à la page à laquelle ils appartiennent.
Pour les curieux techniques
Le bug des noms de mode, c'est la même erreur commise quatre fois : chaque écran affichait la valeur interne via un utilitaire qui met une majuscule, au lieu d'aller chercher le nom traduit. En anglais cela passe — « blitz » devient « Blitz » — et c'est illisible dans toutes les autres langues, ce qui explique précisément sa longévité. L'utilitaire est parti avec : il met une majuscule à chaque mot, si bien qu'un nom en deux mots comme « Chớp nhoáng » sortait en « Chớp Nhoáng ».
Le pire des quatre était celui que personne ne regarde en jouant. La route qui produit l'image de partage gardait sa propre table de trois noms de modes, écrite avant l'existence du plus récent, et retombait sur la première entrée en cas d'échec : chaque partie dans ce mode donnait donc une image légendée avec le mauvais mode, en anglais. Or c'est cette image-là que les joueurs publient. Elle lit maintenant la même liste que tout le reste, avec un test qui vérifie que la liste couvre tous les modes du hall.
Compter les mots s'est révélé la partie difficile du travail rédactionnel. Les phrases qui dénombrent les modes étaient dispersées dans dix traductions, et une quinzaine d'entre elles n'énoncent un nombre qu'en chinois et en arabe, là où la source anglaise n'en cite aucun : modifier le texte anglais n'en aurait donc attrapé aucune. L'arabe ne se prêtait pas non plus au remplacement d'un mot : son duel est une forme grammaticale et non un mot, si bien que ces phrases ont été réécrites entièrement.
Un garde-fou déduit désormais la réponse au lieu de la figer. Il exige un point de règlement par mode jouable et par langue, et interdit à tout texte d'annoncer un nombre de modes autre que l'actuel : ajouter un mode casse la compilation tant que le texte qui les compte n'est pas mis à jour. Le garde-fou précédent affirmait une phrase littérale — c'est ainsi qu'il a fini par figer l'erreur même qu'il devait attraper.
